Alors que la France subit une vague de chaleur intense, EDF a décidé de suspendre certains de ses réacteurs nucléaires pour ne pas risquer d'accroître la température des rivières et fleuves. Après l'arrêt du réacteur de Golfech (Tarn-et-Garonne) le 22 juin, deux autres réacteurs de Bugey (Ain) et Nogent-sur-Seine (Aube) ont également été mis hors service.
Selon les informations divulguées par l'entreprise, depuis le 25 juin, le réacteur n°3 de Bugey ne fonctionne plus depuis 9 heures, tandis que l'unité n°1 de Nogent-sur-Seine a été arrêtée à 9h15. Cette situation est clarifiée comme étant due à des "causes externes liées à l'environnement". La nécessité de maintenir des températures d'eau adéquates dans le Rhône et la Seine a conduit à cette décision.
Limiter le réchauffement des cours d'eau
Les réacteurs nucléaires doivent être refroidis en continu, ce qui nécessite le prélèvement d'eau froide qui est ensuite rejetée plus chaude dans les cours d'eau. Pour préserver les écosystèmes aquatiques, des limitations de température sont imposées en aval des centrales, obligeant celles-ci à adapter leur fonctionnement aux conditions climatiques actuelles. Cela a été souligné par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR).
Olivier Appert, conseiller au Centre énergie et climat de l'Ifri, a ajouté sur RTL que "la moitié des réacteurs sont situés à l'intérieur des terres, donc soumis à des règles plus strictes concernant la température de l'eau de rejet." Cependant, il mentionne que des réacteurs situés près de la mer ne font pas face aux mêmes contraintes en matière de refus d'eau à haute température.
Alors que la canicule se prolonge, la gestion des ressources énergétiques et la protection environnementale demeurent au cœur des préoccupations en France.







