Les récentes déclarations d'Éric Coquerel sur les "maires de couleur" ont suscité une vive réaction. En effet, lors d'une intervention sur RTL, le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a dénoncé ce langage, le qualifiant de « colonialiste » et en contradiction avec les valeurs républicaines.
Déjà en tension depuis plusieurs mois, la relation entre Bouamrane et Coquerel a atteint un nouveau sommet jeudi matin. Bouamrane, candidat à la présidence, n'a pas hésité à exprimer son indignation face à des propos qu'il juge « dignes du Code noir ». Ces remarques interviennent après que Coquerel ait mentionné, dans un podcast, les nouvelles têtes d'élu(e)s apparues dans les banlieues, à commencer par Bally Bagayoko à Saint-Denis et Aly Diouara à La Courneuve, en termes qu'il qualifiait de « racisés ».
Pour Bouamrane, cette manière de catégoriser les élus selon leur apparence physique renvoie à une pensée désormais révolue. Fils d'un maçon marocain, il affirme lutter contre une vision identitaire qui réduit les individus à leur couleur ou origine. « Mon unique communauté est celle de l'idéal républicain », déclare-t-il fermement.
Ce conflit de mots révèle des clivages profonds au sein de la gauche française. Jean-Luc Mélenchon, également en ligne avec Coquerel sur certaines problématiques, pourrait être amené à se distancier de termes que ses alliés jugent inappropriés. Pourrais-je dire que la lutte des mots fait partie intégrante de la politique actuelle, comme le souligne plusieurs analystes de Franceinfo. (source).







