Lors d'une audition à l'Assemblée nationale, l’ambassadeur d’Argentine, Ian Sielecki, a refusé de commencer tant qu’une carte affichant les Îles Malouines comme britanniques était visible derrière lui. Cet incident a été rapporté par la chaîne LCP, soulignant l'importance de la question de la souveraineté.
La tension diplomatique a failli s'intensifier : « Je viens de constater que je suis assis devant une carte qui montre les îles Malouines, las Malvinas, comme faisant partie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, ce qui pose un grand problème », a-t-il dit, exprimant ainsi son malaise. Son refus de s'exprimer devant cette représentation a suscité des débats, mettant en lumière les enjeux juridiques et diplomatiques qui se cachent derrière cette simple image.
Pour justifier son indignation, Sielecki a déclaré : « Cela reviendrait à légitimer une situation qui constitue une atteinte à la souveraineté de mon pays, ainsi qu'une violation flagrante du droit international. » Cette déclaration a trouvé écho dans les préoccupations plus larges concernant la déclaration de souveraineté en temps de conflit, à l'instar de la situation en Ukraine.
Finalement, un député a suggéré de recouvrir la carte avec un post-it, une solution qui a permis à l’audition de se dérouler normalement. L’ambassadeur a ainsi pu poursuivre ses échanges sans que la présence de la carte ne vienne perturber la discussion.
Les Îles Malouines, qui se trouvent à environ 600 km des côtes argentines, sont un sujet sensible depuis la guerre de 1982 entre l’Argentine et le Royaume-Uni. Depuis lors, la question de la souveraineté des îles reste un point de friction constant, alors que leur population, largement anglophone, a voté massivement en 2013 pour maintenir leur statut britannique.







