Le mari d'Hakima Boukerouis, dont le corps avait été retrouvé dans un tonneau en 2005 en Moselle, a avoué avoir tué sa femme et, de manière encore plus choquante, d'avoir également assassiné leur fils. Cette information a été confirmée mardi 23 juin par le procureur de Metz, David Touvet.
Le suspect, âgé de 78 ans, a été arrêté en juin 2025 grâce à des avancées sur l’ADN de la victime, dont l’identité était restée inconnue pendant plus de 21 ans. Une de ses nièces, dont il a insinué qu'elle aurait pu être impliquée, a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour complicité de meurtre, a ajouté le procureur.
Le corps déposé sur une route forestière
Pour rappeler les faits, le corps de la jeune femme, âgée d'une trentaine d'années, avait été découvert le 7 janvier 2005, dissimulé au bord d'une route forestière à Saint-Quirin, près de Sarrebourg. Les rapports initiaux indiquaient des lésions causées par une arme blanche. Le cadavre avait été emmailloté dans des sacs-poubelles noirs et enfermé dans un bidon en plastique destiné à la récupération d'eau de pluie.
« Le même tonneau avait été aperçu flottant dans la rivière Sarre-Rouge en octobre 2004 », révélait Interpol dans sa « notice noire » concernant cette affaire. Le cas d'Hakima Boukerouis fait partie des 47 affaires retenues depuis 2023 pour la campagne Identify Me, coordonnée par Interpol en collaboration avec plusieurs pays d’Europe, visant à identifier des victimes de féminicides ou mortes dans des conditions suspectes.







