L'Australie a récemment pris la décision de retirer le visa de Sammy Yahood, un influenceur israélien connu pour ses discours virulents contre l'islam. Le gouvernement a justifié cette mesure en affirmant qu'il n'accueillerait pas de visiteurs en vue de "propager la haine". Ce retrait de visa est d'autant plus étonnant que l'annulation a été révélée trois heures avant son vol prévu depuis Israël.
Sammy Yahood a ensuite pris un vol vers Abu Dhabi, où il a rencontré des difficultés pour poursuivre son voyage. Considérant cette situation comme une forme de censure, il a exprimé sur les réseaux sociaux : "C’est une histoire de tyrannie, de censure et de contrôle".
Le ministre australien de l'Intérieur, Tony Burke, a précisé que les visiteurs doivent avoir une "bonne raison" d'entrer en Australie. "Propager la haine n’est pas une bonne raison de venir", a-t-il ajouté. Ce rappel fait écho à l'adoption de lois en janvier dernier, après une tragédie antisémite survenue à Sydney, où 15 personnes avaient perdu la vie lors d'une célébration de Hanouka.
Annulation de visas
Les informations font état du fait que l'annulation de Yahood a été effectuée en vertu d'une législation renforcée. De précédentes annulations de visa, à l'instar de celle du député d'extrême droite Simcha Rothman, avaient également été envisagées sous le même prétexte.
La réaction de la communauté juive d'Australie a été forte. L'Association juive, qui avait convier Yahood pour une conférence, a "fermement condamné" cette décision, repoussant ainsi les limites de la liberté d'expression. Robert Gregory, son directeur général, a réagi en déclarant que cette annulation "renforce les inquiétudes de la communauté juive, qui, malgré le drame de Bondi, doute des intentions du gouvernement".
En somme, cette décision du gouvernement australien risque de soulever des débats passionnés sur la liberté d'expression et les limites à imposer face à la montée des discours haineux. La question demeure : jusqu'où peut-on aller pour protéger les valeurs d'accueil et de diversité chères à l'Australie tout en combattant la radicalisation ?







