Dans un contexte de propagation rapide d'une épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé son niveau d'alerte au deuxième degré, signalant une situation préoccupante. Avec déjà plus de cent décès enregistrés, l'OMS se mobilise pour répondre à cette crise sanitaire.
Cette nouvelle épidémie, causée par un variant encore mal connu, n’a pas de traitement ni de vaccin disponibles à ce jour. La déclaration faite le 17 mai dernier par l'OMS a suscité des inquiétudes internationales. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé sa profonde préoccupation concernant l'ampleur et la rapidité de la situation. Il a ajouté que bien que cela ne corresponde pas aux critères d'une urgence pandémique, la propagation exige une vigilance accrue.
Les régions touchées incluent la province d'Ituri, à la frontière de l'Ouganda et du Soudan du Sud. Selon les données fournies par l'agence de santé publique de l'Union africaine, 105 morts liés au virus et près de 395 cas suspects ont été rapportés jusqu'au 18 mai.
Un Américain testé positif
La situation a pris une tournure internationale avec l'apparition de cas en Ouganda, dont un décès survenu chez un individu de retour d'un voyage en RDC. Parmi les personnes touchées, un citoyen américain a contracté le virus pendant son travail en RDC, et son transfert vers un hôpital en Allemagne est déjà en cours, selon des informations fournies par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
En réponse à ces événements, les États-Unis ont intensifié les contrôles sanitaires aux frontières pour les voyageurs en provenance de ces pays africains. Le gouvernement a également décidé de restreindre temporairement la délivrance de visas pour ceux ayant voyagé dans ces zones touchées. Rappelons que la RDC a connu plusieurs épidémies d'Ebola depuis sa découverte en 1976, dont la plus grave a eu lieu entre 2018 et 2020, causant près de 2 300 morts sur 3 500 malades.







