À Paris, les maires d'arrondissement vont bénéficier d'une hausse mensuelle significative de leurs indemnités, passant de 5 900 à 6 600 euros bruts, soit une augmentation de plus de 600 euros par mois. Cette décision est défendue par Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris, qui souligne l'importance des responsabilités exercées par ces 17 élus au sein de la capitale. Selon Le Parisien, cette revalorisation a semble-t-il peu attiré l'attention initialement, mais a été saluée par les maires, qui la jugent appropriée.
Un élu de la majorité a exprimé son accord, soulignant le « décalage important entre nos responsabilités et les salaires de certains maires ailleurs en France ». Toutefois, il a ajouté que leur engagement ne repose pas sur des motivations financières. Un autre maire a ajouté que cette hausse est tout à fait « raisonnable », surtout compte tenu de la taille des arrondissements, qui regroupent plus de 140 000 habitants.
Ce changement de politique s'inscrit également dans le cadre d'une loi ayant abrogé les frais de représentation, autrefois évalués à 11 092 euros par an, ce qui a provoqué des ressentiments parmi les élus locaux. D’ailleurs, certains maires se sont plaints de perdre ce qui les a rendus « les seuls maires de France à ne plus bénéficier de frais de représentation ». Malgré ces controverses, ils affirment que l'augmentation des indemnités n'a pas été introduite en guise de compensation pour cette abrogation.
À présent, les maires doivent assumer eux-mêmes certaines dépenses comme des déjeuners ou des cafés, ce qui a amené la Ville de Paris à envisager l'instauration d'une « carte bancaire avec des justificatifs » pour faciliter la gestion de leurs dépenses. Un maire a déclaré à Le Parisien que ces frais pourraient être intégrés à ce qui pourrait être dénommé le « budget spécial » des mairies d'arrondissement.







