Lors de la séance du conseil municipal du 23 juin, le maire Joseph Carles a détaillé les actions mises en place pour lutter contre la canicule. "Nous avons formé une cellule de crise, qui s'est réunie à plusieurs reprises pour évaluer la situation et veiller sur la population," a-t-il déclaré. Il a précisé que les températures dans les salles de classe sont surveillées deux fois par jour, atteignant en moyenne 25 °C, bien que certaines pièces aient enregistré des pics à 28 °C. Chaque école dispose également d'une salle rafraîchie pour le bien-être des élèves.
Pour protéger les personnes les plus vulnérables, les services municipaux ont effectué 75 appels téléphoniques auprès des seniors. En cas de non-réponse, la police municipale est intervenue à domicile pour s'assurer de leur bien-être. Ces mesures ont suscité des avis partagés au sein du conseil.
Un manque de zones humides
Antoine Toulza, membre du groupe BCES (Blagnac, citoyenne, écologique solidaire), a souligné le manque de points d'eau et a recommandé d'installer des brumisateurs ou de rendre l'accès à la piscine gratuit. Cependant, le maire a expliqué que la piscine est fermée entre 14 heures et 16 heures pour permettre aux maîtres-nageurs de se reposer et que l'accès aux berges a été restreint pour des raisons de sécurité.
La discussion a également porté sur l'importance de l'anticipation face aux défis climatiques. Chantal Canut, de l’opposition A.E (l’Avenir Ensemble), a rappelé que, douze ans après les accords de Paris, des actions concrètes doivent être prises. "Il est impératif de soutenir les habitants avec des aides ciblées pour les rénovations thermiques des bâtiments," a-t-elle suggéré.
En réponse à ces suggestions, le maire a proposé de créer un groupe de travail au sein du conseil municipal, composé de membres de toutes les parties, pour élaborer un plan d'action face aux conséquences du changement climatique. Camille Mayzoué, adjointe à la transition écologique, a soutenu cette initiative, évoquant l'expérience positive de la précédente mandature où les citoyens avaient été impliqués dans le processus.







